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Les cervicales, plus que des os

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Introduction

Au fil des ans, notre nuque est soumise à des tensions répétées et à de micro blessures. Celles-ci ne provoqueront pas forcément de douleurs au moment du traumatisme d'autant plus si vous utilisez un oreiller sarrasin pour vos douleurs cervicales, mais c’est l’addition de micro blessures sur plusieurs années qui risque de provoquer la dégénérescence des cervicales, causant des douleurs à la nuque. L'utilisation d'un oreiller ergonomique en sarrasin est alors fortement conseillée pour ne pas agraver les choses durant le sommeil. L’état général de vos cervicales détermine généralement la vitesse à laquelle vous vous remettrez d’une blessure et si vos douleurs cervicales se chroniciseront.

Pour ce qui est de la douleur cervicale chronique, il n’existe pas de rétablissement rapide ou de traitement complet. Il faudra que vous mobilisiez toute votre énergie pour travailler sur le problème qui cause les douleurs cervicales et ainsi ralentir le processus dégénératif. Le rôle du kinésithérapeute dans le traitement des douleurs cervicales est de trouver les principales sources des douleurs afin de commencer le traitement immédiatement. Il ou elle préviendra le caractère chronique de vos douleurs cervicales en vous enseignant comment ralentir le processus dégénératif et en évitant toute nouvelle blessure.



Le but de ces informations est de vous aider à comprendre :

  • Les causes des douleurs cervicales
  • L’anatomie normale de la colonne
    vertébrale et du cou
  • Les signes et les symptômes de changements dégénératifs
  • Les traitements actuels et à venir
  • Ce que vous pouvez attendre de ces traitements
  • Ce à quoi vous attendre à long terme si vous souffrez de douleurs cervicales.

Pour reconnaître vos symptômes et choisir vos traitements, il vous faut d’abord bien comprendre l’anatomie générale de la colonne vertébrale et du cou. Ceci implique de se familiariser avec les différentes parties qui constituent le cou. Il vous faut connaître les grandes fonctions de ces parties, à savoir comment elles fonctionnent les unes avec les autres.

Plus vous aurez de connaissances à ce sujet, plus vous serez à même d’en discuter avec vos docteurs et les équipes soignantes dans des termes qui les aideront à mieux comprendre votre problème. Cela vous aidera également à comprendre ce qu’ils vous diront à propos de votre problème de santé.
Le but de ce document d’information est de vous aider à comprendre votre problème de douleurs cervicales, de manière à ce que vous soyez apte à prendre les décisions qui vous aideront le mieux à prévenir toute blessure, choisir le meilleur traitement et accélérer le processus de guérison.

Anatomie - Les parties de la colonne cervicale et leur rôle

En général, le cou inclut la colonne cervicale (la partie supérieure de la colonne vertébrale) et les tissus mous qui entourent la colonne cervicale. Ces tissus regroupent : les nerfs, les muscles, les ligaments, les tendons et les veines. La colonne cervicale est constituée des 7 premières vertèbres de la colonne vertébrale. Votre médecin classifie généralement ces os de C1 à C7. La colonne cervicale commence juste en dessous des os du crâne et termine juste sous la cage thoracique. La colonne vertébrale a deux fonctions principales :

  • Protéger et soutenir la moelle épinière
  • Apporter une structure et un maintien à notre corps afin que celui-ci puisse se tenir droit et debout.

Les vertèbres sont les 24 os qui sont reliés les uns aux autres pour former la colonne vertébrale. Tout comme les os du crâne protègent notre cerveau, les os de la colonne protègent notre moelle épinière. La moelle épinière est une grand amas de nerfs qui relient le cerveau au reste du corps.
Chaque vertèbre a un grand trou en son centre. Parce que les vertèbres sont toutes reliées les unes aux autres, ces trous sont alignés pour former un « tube d’os » que l’on nomme le canal rachidien par lequel passe la moelle épinière. Ce tube d’os forme le canal rachidien, lequel protège et soutient la moelle épinière.

La moelle épinière part du cerveau et descend via le canal rachidien jusqu’au coccyx. Elle porte sur son passage de plus petits nerfs qui sortent de la colonne, via chaque vertèbre, par un passage que l’on appelle foramen. Les nerfs qui quittent la moelle dans la partie supérieure de la colonne, ou colonne cervicale, traversent les bras jusqu’aux mains. Les nerfs qui quittent la colonne dans la zone de la poitrine, ou colonne thoracique, vont dans la poitrine et la zone du ventre. Les nerfs qui quittent le canal rachidien dans la partie inférieure de la colonne, ou colonne lombaire, traversent les jambes et les pieds.

Si vous voulez mieux comprendre comment les différentes parties de la colonne travaillent ensemble, étudions un segment de colonne. Un segment est constitué de : deux vertèbres, le disque intervertébral entre les deux vertèbres et les deux racines nerveuses, l’une de chaque côté qui se « débranchent » de la colonne. Les vertèbres cervicales sont les plus petites de la colonne parce qu’elles n’ont pas à supporter le poids du dos contrairement aux autres vertèbres situées plus bas. L’une des causes les plus courantes de douleurs provient de la pression d’une racine nerveuse causant parfois de la douleur et de l’engourdissement dans le cou ou dans le bas du corps. L’espace entre deux vertèbres contient un large disque de tissus connectifs que l’on appelle disque intervertébral.
Si l’on examine le disque intervertébral par le dessous, on peut voir un cercle extérieur, que l’on appelle l’anneau et un centre spongieux que l’on appelle le noyau. Le noyau est la partie la plus solide du disque et aide à maintenir le centre spongieux à l’intérieur du disque. Le noyau fonctionne comme un absorbeur de chocs pour protéger les os de la pression durant les torsions, les sauts et le port de poids.

Une articulation se forme là où se joignent deux os ou plus. Les têtes d’os prolongent chaque vertèbre et se chevauchent pour former l’articulation. Les articulations relient les vertèbres ensemble comme une chaîne et permettent une connection mobile entre chaque vertèbre. Les articulations sont importantes parce ce sont elles qui permettent au cou de se pencher et de tourner. Chaque vertèbre séparément ne peut bouger qu’un petit peu, mais la chaîne de petits mouvements combinés rend la colonne très flexible.

Les causes les plus courantes de douleurs cervicales

Le disque est constitué de tissus connectifs s’usant normalement avec le vieillissement. Toutefois, la plupart des problèmes qui causent les douleurs cervicales résultent d’une usure anormale et de torsions. Ce processus est la dégénérescence du disque intervertébral. La dégénérescence résulte souvent de micro blessures qui peuvent ne causer aucune douleur au moment où elles se produisent mais au fil du temps, ces blessures s’additionnent et l’usure anormale et les tensions peuvent fragiliser les tissus connectifs qui forment le disque. Une fois que le tissu connectif est fragilisé, une tension brutale comme un mouvement type “cou du lapin” peut blesser plus facilement le disque. Le processus complet de dégénérescence du disque est parfois nommé « spondylose ». Vous pouvez entendre votre médecin se référer à votre problème de cervicales comme spondylose de la colonne cervicale. Il pourra vous conseiller un oreiller ergonomique

Pour comprendre vraiment la douleur cervicale, il vous faut comprendre le processus de l’usure et des tensions, que l’on appelle dégénérescence du disque. Cela vous aidera également à comprendre ensuite ce qu’il se passe pour le cou quand une blessure soudaine peut causer une douleur et un dysfonctionnement immédiats. Le chapitre suivant vous explique à la fois le processus de dégénérescence et les causes courantes de douleurs cervicales.

La dégénérescence du disque

Pour vous aider à comprendre la dégénérescence du disque, comparons le segment de la colonne à deux bâtonnets de vanille (la « vertèbre ») et un chamallow (le « disque »). Imaginez un chamallow tout moelleux entre deux bâtonnets. Lorsque vous pressez les deux bâtonnets l’un contre l’autre, le chamallow « s’écrase ». Supposons que vous laissiez le chamallow à l’extérieur pendant une semaine et qu’il commence à sécher. Lorsque vous le pressez de nouveau entre les deux bâtonnets, il n’est plus aussi spongieux. Si vous pressez suffisamment fort, l’extérieur du chamallow peut même se déchirer ou se fissurer. Supposons que vous laissiez le chamallow à l’extérieur pendant un mois. Il sera probablement tellement desséché, dur et si fin qu’il n’aura plus aucune capacité d’ “absorbeur de chocs”.

En vieillissant, le disque perd son contenu en eau, et il en résulte qu’il perd sa capacité à absorber les chocs. Tout comme le chamallow, les premiers changements qui se produiront dans le disque seront des déchirures dans le cercle extérieur du disque, l’anneau. Les déchirures de l’anneau peuvent se produire sans qu’aucun symptôme n’apparaisse. C’est pourquoi il se peut que vous ne vous aperceviez pas du moment où ils se produisent ou de ce qui les a causés. Ces déchirures se réparent par la formation d’un tissu cicatriciel.

Ce tissu cicatriciel est plus fragile que le tissu normal. Des blessures et déchirures répétées usent prématurément le disque. En s’usant, le disque perd son contenu en eau. Il devient de moins en moins « spongieux », jusqu’à ne plus remplir sa fonction d’absorbeur de chocs. A force d’usure, le disque finit par s’affaisser. L’espace entre chaque vertèbre se réduit de plus en plus. L’affaissement affecte également la façon dont les articulations s’alignent à l’arrière de la colonne. Comme n’importe quelle articulation du corps, le changement dans la façon dont les os s’emboîtent les uns aux autres cause une pression anormale sur le cartilage de l’articulation. Le cartilage est le matériau lisse et brillant qui recouvre la tête des os de toute articulation. Avec le temps, cette pression anormale cause de l’arthrite (usure et déchirure) des articulations.

Des becs de perroquet peuvent alors se former autour du disque et des articulations. On pense que trop de mouvement dans un segment de la colonne cause la formation de becs de perroquet. Ceux-ci finiront par se former également autour des nerfs de la colonne, causant ce que l’on nomme une sténose de la colonne.

L’état de la colonne

La dégénérescence des disques et des segments peut causer divers symptômes et problèmes au niveau de la colonne vertébrale tels que : des douleurs mécaniques au niveau de la nuque, la radiculopathie cervicale et la sténose de la colonne. Nous pouvons également parfois nous blesser légèrement au niveau de la nuque. Ces micro blessures peuvent provoquer des douleurs qui dureront quelques jours puis disparaîtront. On les appelle souvent tensions musculaires ou tensions cervicales. En fait, il se peut que l’on ne puisse jamais comprendre complétement ce qui a été blessé lors de l’un de ces épisodes. Dans le prochain paragraphe, nous allons tenter d’expliquer chaque cas et comment ils diffèrent.

L’élongatin du muscle

L’élongation du muscle du cou est le diagnostic qui est le plus souvent donné lorsqu’un patient souffre d’un torticolis. Dans certains cas, cela peut représenter une véritable « élongation du muscle » ou « un claquage » implicant les muscles situés autour de la colonne cervicale. Toutefois, le spasme musculaire est un symptôme courant qui peut se produire lorsque d’autres zones du cou sont blessées. Les problèmes qui sont couramment mentionnés comme résultant d’une élongation musculaire peuvent aussi impliquer des blessures d’autres tissus du cou tels que le disque, les ligaments qui entourent le segment de la colonne et les muscles. Une blessure de tout ou partie de ces structures peut causer des symptômes similaires.

Douleurs cervicales mécaniques

Un mal de nuque chronique où la douleur réside principalement dans le cou peut être le résultat d’une dégénérescence du disque et d’arthrite des articulations de la colonne cervicale. Les docteurs nomment généralement ce type de douleur « douleurs mécaniques ». On utilise ce terme parce que la douleur s’aggrave lorsque l’on utilise davantage le cou et que la douleur semble provenir des parties de la colonne cervicale, les parties mécaniques qui nous permettent de bouger la tête d’avant en arrière et latéralement. Ce type de douleur n’est pas dû à un nerf pincé ou irrité. Elle semble provenir d’une articulation inflammée et de la dégénérescence d’un disque. Comme l’état inflammatoire du disque et de l’articulation augmente avec l’utilisation du cou et le mouvement de la tête, les muscles situés autour de la colonne cervicale commencent à convulser. Vous pouvez imaginer le spasme d’un muscle comme une crampe. Les muscles qui donnent des crampes finissent par donner des douleurs. Le spasme correspond à une réponse du corps qui cherche à faire cesser le mouvement de la colonne cervicale.

Le nerf cervical pincé

En quittant la moelle épinière, la racine du nerf part vers le bras. En chemin, chaque nerf transmet une sensation (une sensibilité) à une partie de la peau de l’épaule et du bras et émet des signaux électriques à certains muscles pour faire bouger le bras ou la main. Lorsqu’un nerf est irrité ou pincé, soit par un bec de perroquet ou un disque intervertébral, il ne fonctionne pas correctement. Ceci résultera en une faiblesse dans les muscles irradiés par ce nerf, un engourdissement de la zone de la peau que ce nerf dessert ou des douleurs dans la zone traversée par le nerf. On appelle cet état la radiculopathie cervicale.

Un nerf pincé par une hernie discale

Le fait de pencher la tête vers l’avant et l’arrière et de la tourner sur la gauche et la droite exerce toutes sortes de pressions sur le disque et les vertèbres. Le disque répond à la pression des vertèbres en agissant comme absorbeur de chocs. Pencher la tête vers l’avant comprime le disque entre les vertèbres. Cette augmentation de la pression sur le disque peut pousser ce dernier sur le canal rachidien et les racines nerveuses. Pensez à ces bâtonnets de vanille et au chamallow : presser les bâtonnets l’un contre l’autre sur un côté amènera le chamallow à se presser vers le côté opposé.

La blessure du disque peut se produire lorsque le mouvement du cou exerce trop de pression sur le disque. L’une des blessures les plus douloureuses qui puisse se produire est la hernie discale. Dans cette blessure, la déchirure de l’anneau est telle qu’une partie du noyau s’extrait du centre du disque en s’essorant. L’anneau peut se déchirer ou se rompre n’importe où autour du disque. S’il se déchire sur un endroit proche du canal carpien, alors lorsque le noyau s’essore et s’échappe, il peut exercer une pression sur les nerfs de la colonne vertébrale. La pression d’une racine nerveuse provoquée par une hernie discale peut causer de la douleur, de l’engourdissement et une faiblesse le long du nerf. Il est également prouvé que les éléments chimiques libérés d’un disque fissuré peuvent irriter la racine nerveuse, entraînant certains symptômes de la hernie discale, notamment de la douleur.

Les hernies discales se produisent souvent autour de la quarantaine/cinquantaine. Cet état peut survenir lorsqu’une force trop importante est exercée sur un autre disque intervertébral sain. Par exemple, lors d’un accident de voiture lorsque la tête vient heurter le pare-brise. La force sur le cou est simplement trop importante, même pour qu’un disque sain puisse absorber le choc : il en résulte une blessure. Une hernie discale peut également se produire lorsqu’un disque a été fragilisé par le processus de dégénérescence. Une fois qu’il est fragilisé, il suffit d’une force moindre pour causer la déchirure du disque. Toutefois, toute personne ayant un disque fissuré ne souffre pas de dégénérescence du disque. Et inversement, toute personne souffrant de dégénérescence du disque ne souffrira pas forcément de rupture discale.

Nerf pincé du fait de la dégénérescence et de becs de perroquet

Chez les personnes d’âge moyen et plus âgées, la dégénérescence du disque peut causer la formation de becs de perroquet autour des racines nerveuses. Ceci se produit généralement dans le foramen – le trou de la colonne cervicale d’où partent toutes les racines nerveuses qui vont vers les bras. Si ces becs de perroquet sont assez gros, ils peuvent commencer à frotter sur la racine nerveuse et l’irriter. Ceci cause les mêmes symptômes que la hernie discale. L’irritation provoque de la douleur qui descend dans le bras, l’engourdissement dans les zones où le nerf provoque ces sensations et une faiblesse musculaire provoquée par le nerf.

La sténose de la colonne vertébrale

L’un des problèmes les plus graves, peut-être, causé par la dégénérescence du segment de la colonne vertébrale est la sténose. Dans les derniers stades de dégénérescence de la colonne, les becs de perroquet provoqués par cette dégénérescence peuvent donner un état que l’on nomme la sténose de la colonne. En se formant, les becs de perroquet rétrécissent le canal rachidien. Puis ils commencent à exercer une pression sur la moelle épinière ou les racines nerveuses. La pression exercée sur les nerfs de la moelle épinière peut provoquer engourdissements, picotements ou douleurs dans les bras, les mains, les jambes. On appelle également cet état myélopathie cervicale et il est différent du simple problème d’une racine nerveuse se trouvant pincée par une hernie discale cervicaleou des becs de perroquet.

Lorsque le canal rachidien se rétrécit (le tube d’os où se trouve la moelle épinière), c’est toute la moelle épinière qui peut s’en trouver affectée. Ceci est différent de la situation où les becs de perroquet ne rétrécissent qu’un foramen (les ouvertures dont partent les racines nerveuses). Les symptômes en sont très différents. Un nerf pincé par une hernie discale ou des becs de perroquet affecte rarement les jambes. La myélopathie cervicale, quant à elle, peut aussi bien affecter les bras que les jambes.

Symptômes

Les symptômes correspondent à ce que la douleur provoque chez vous. Les symptômes les plus courants incluent :

• Douleurs cervicales
• Maux de tête
• Douleurs au niveau des épaules, des bras ou des mains
• Réduction de l’amplitude des mouvements du cou
• Engourdissement, faiblesse et ralentissement des réflexes des bras, des mains, des jambes ou des pieds
• Problèmes de marche, y compris “une démarche chaloupée”
• Faiblesse musculaire des jambes

Diagnostic - Trouver la cause de vos douleurs cervicales

Déterminer la cause des douleurs cervicales commence par un examen historique et physiologique exhaustif. Après cela, le docteur aura une meilleure idée de ce qui cause votre douleur. Pour cela, il peut procéder à divers tests diagnostiques. Ces tests ont pour but de déterminer la cause de vos douleurs et non pas de les soigner. Généralement, la 1ère étape consiste en une séance de rayons X dans le bureau du médecin, ce qui aidera à déterminer si de plus amples tests seront nécessaires. L’historique complet

Un « historique complet » est généralement constitué de deux parties. La 1ère partie est écrite : vous remplissez un formulaire tandis que vous attendez de rencontrer le médecin. Pendant que vous remplissez le formulaire, pensez à tout ce dont vous pouvez vous souvenir qui puisse être lié à vos douleurs cervicales et notez-le. Plus vous donnerez de renseignements à votre médecin, plus il sera à même d’établir un diagnostic rapide et de vous aider à soulager vos douleurs. La seconde partie de l’historique consiste à répondre à un questionnaire. Votre médecin vous demandera de décrire quand vos douleurs cervicales ont commencé et de quel type de douleur vous souffrez.

Exemples de questions auxquelles vous devrez répondre :

• Quand la douleur a-t-elle commencé pour la 1ère fois ?
• Avez-vous augmenté votre niveau d’activité ?
• Avez-vous déjà été blessé ou operé au niveau du cou ?
• Est-ce que la douleur descend dans les bras ou les jambes ?
• Qu’est-ce qui accentue ou diminue vos douleurs ?
• Avez-vous déjà eu des problèmes intestinaux ou à la vessie ?

Examen physique

Une fois que les informations sont rassemblées, votre médecin procédera à un examen physique complet. Durant cet examen, votre médecin examinera votre cou pour évaluer son état. Cet examen inclut :

• Le fait de bien pouvoir pencher le cou et tourner la tête dans toutes les directions
• Si vous pouvez bien faire tourner le cou
• La sensibilité dans la zone entourant le cou
• La présence de contractions musculaires autour du cou et des épaules.

Les tests pour examiner les nerfs qui partent de la moelle sont également importants. Ils incluent :

• La recherche d’engourdissement des bras et des mains
• Le test des réflexes
• Le test de la force musculaire dans les bras, les mains et les jambes
• La recherche de signes d’irritation des nerfs.

Les rayons X

Les rayons X permettent l’examen de la colonne cervicale. La plupart des tissus de la colonne comme les nerfs, les disques et les muscles n’apparaissent pas sur les rayons. Ceux-ci permettent de détecter des problèmes affectant les os tels qu’une infection, une fracture ou une tumeur sur l’os. Les rayons X nous donnent également une indication du taux de dégénérescence de la colonne. Les rayons X ne permettront pas à eux-seuls de déceler une hernie discale. De même, le rétrécissement du disque intervertébral et les becs de perroquet n’apparaitront pas non plus. Les rayons X seront très utiles pour déterminer le niveau de dégénérescence et l’arthrite affectant le cou.

L’Imagerie à Résonance Magnétique

L’IRM est le test le plus communément utilisé pour évaluer la colonne parce qu’il révèle les zones anormales de tissus autour de la colonne. Il est plus performant que les Rayons X parce qu’en plus de montrer les os, il peut aussi révéler les nerfs et les disques. L’IRM est utilisé pour détecter tumeurs, hernies discales ou autres désordres des tissus. Cet examen est indolore et dure 90 minutes. Durant l’IRM, des images très détaillées des sections de la colonne sont prises. Contrairement à la plupart des autres examens qui utilisent les rayons X, l’IRM utilise les champs magnétiques et les ondes radio pour observer les structures du cou. Des clichés peuvent être pris également selon un plan croisé. L’IRM permet au médecin de voir nettement les nerfs et les disques sans utiliser d’encre ou d’aiguilles. Dans de nombreux cas, lIRM est le seul examen spécifique qu’il soit nécessaire de passer afin de trouver la cause de vos douleurs cervicales.

Avant de passer l’IRM, on vous demandera d’enlever tout objet métalique comme les bijoux. On vous demandera également si vous avez des implants en métal comme une pile au cœur ou une prothèse articulaire. Du fait du fort champ magnétique, les personnes qui portent un certain type d’implants en métal ne peuvent passer d’IRM.



L’IRM est une très grosse machine qui comporte un genre de tunnel en son centre. Tandis que vous êtes allongé sur la table d’examen sans oreiller, celle-ci glisse à l’intérieur du tunnel. Une fois installé, on vous demandera de rester totalement immobile durant tout le temps que durera l’examen. Vous pourrez entendre les cliquetis et les bruits assourdissant du scanner qui fonctionne. Tandis que le scanner prend les clichés, le technicien les visualise et les enregistre.

Le scanner

Le scanner est un rayon X très détaillé et très similaire à l’IRM. Durant un scanner, le croisement des rayons X, ou « tranches » de rayons X, sont pris au niveau de la colonne. Le scanner montre les os de la colonne bien mieux que l’IRM ; toutefois l’IRM est meilleur que le scanner pour montrer les tissus. Le scanner est plus utile si votre médecin suspecte un état qui n’affecte que les os de la colonne. Le scanner est bien souvent combiné avec un myélograme afin d’obtenir une meilleure image des nerfs de la colonne. Ensemble, ces deux examens peuvent aider à déterminer si la pression sur le nerf provient d’une sténose de la colonne ou d’une hernie discale.

Le scanner est un examen qui ressemble beaucoup à l’IRM : vous êtes allongé sur une table qui se glisse dans le scanner, où vous devez rester immobile. Le scanner dure de 30 à 60 minutes. Il vous faudra vous restreindre au niveau de la prise alimentaire et prise de boisson avant l’examen. Une fois que les clichés ont été pris sans colorant, on vous fera ressortir du scsanner et on vous injectera un colorant. Ensuite, vous serez replacé dans le scanner et davantage de clichés seront pris.

Myélographe (Myélograme)

Le myélographe est utilisé pour évaluer la zone de la colonne que l’on nomme espace subarachnoïde. Le myélographe est utilisé pour détecter une hernie discale, une blessure sur les racines nerveuses de la colonne ou une tumeur. Durant l’examen, un colorant spécifique, que l’on peut voir aux Rayons X, est injecté dans la colonne vertébrale. Parce que le colorant pèse plus lourd que le fluide rachidien, le mouvement du colorant peut être visualisé tandis que la table d’examen monte et descend. En suivant le mouvement du colorant, le médecin peut visualiser les contours de la zone de la colonne vertébrale appelée espace subarchnoïde. Si la forme de la poche de la colonne semble anormale, ou dentelée, cela peut signifier qu’il y a une pression sur les nerfs de la colonne. Une hernie discale peut causer cette pression.

Vous devrez être à jeun pour passer cet examen. Celui-ci commence par l’insertion d’une aiguille entre deux disques vertébraux. Ceci s’effectue alors que vous êtes étendu sur le bord de la table, la joue contre la poitrine et les genoux relevés sur la poitrine. Une fois que l’aiguille est en place, vous vous retournez et êtes allongé sur le ventre. Là, une infirmière vous sanglera à la table d’examen par sécurité. Le médecin injectera le colorant par l’aiguille que vous avez dans le dos. Vous pouvez ressentir une brève sensation de brûlure lors de l’injection du liquide. Une fois le colorant injecté, vous sentirez de la chaleur ou un rougissement. La table va s’incliner tandis que le colorant se diffuse dan la zone de la colonne vertébrale. Le docteur observe le flux du colorant et prend des clichés aux Rayons X. Après quoi, l’aiguille sera retirée et vous resterez plusieurs heures, voire une nuit, à l’hôpital.

Electromyogramme (EMG)

L’examen de l’électromyogramme teste la vitesse à laquelle les racines nerveuses envoient un signal électrique au cerveau. On réalise ce test en insérant de minuscules électrodes dans les muscles de la partie inférieure de la jambe. L’EMG mesure les signaux électriques dans les muscles. L’EMG peut déceler si un nerf est pincé à sa sortie de la colonne.



Avant d’effectuer l’examen, il se peut que vous deviez réduire vos prises alimentaires ainsi que la prise de certains médicaments. Il vous faudra remplir un formulaire de consentement. Pendant l’examen, vous serez allongé ou assis de manière à ce que les muscles à tester soient au repos. Puis une électrode sous forme d’aiguille est insérée dans le muscle, cela peut vous sembler inconfortable. On place en-dessous de vous une plaque de métal pour enregistrer les signaux électriques. Une activité électrique anormale peut signifier que le nerf est pincé. La durée de cet examen est d’environ une heure.

Le Scan osseux

On a recours au scan osseux pour aider à localiser une zone touchée dans la zone de la colonne vertébrale. Afin de procéder à ce scan, une substance chimique radioactive est injectée par intraveineuse. La substance radioactive se déposera d’elle-même sur les zones osseuses qui ont subi des changements rapides, quelle qu’en soit la raison. Les zones du squelette qui connaissent des changements rapides apparaîtront sur le cliché sous forme de tâches sombres. Une fois la zone affectée identifiée, d’autres examens tels que l’IRM sont réalisés pour explorer de plus près la zone spécifique.

Tests de laboratoire

Il existe diverses causes aux douleurs cervicales. Certaines de ces causes ne sont pas liées à la dégénérescence de la colonne. Des tests sanguins pour rechercher une infection ou de l’arthrite peuvent se révèler nécessaires. Des problèmes localisés ailleurs que dans la zone de la colonne vertébrale peuvent également causer de la douleur. Si votre médecin pense que vous pouvez souffrir d’un problème oesophagien ou thyroïdien, d’autres tests peuvent être réalisés afin de vérifier que votre problème ne provient pas de ces zones.

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